Philacanada - Objets façonnés - 8 cents 1972 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Objets façonnés - 8 cents 1972 - Timbre du Canada

Objets façonnés 1972 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 15 000 000
  • Date d'émission : 6 juillet 1972
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 12 x 12.5
  • Scott : #563

Description

La plus grande partie de la prairie canadienne est dépourvue d'arbres et couverte d'herbages. Avant l'arrivée des Européens, de grands troupeaux de bisons, des troupeaux plus petits de cerfs et d'antilopes et des bandes d'Indiens nomades se la partageaient. Sur cette prairie, les Indiens des Plaines parvinrent à bâtir un système socio-économique remarquablement bien adapté aux ressources limitées mais riches de la région. Les Indiens des Plaines étaient des nomades et ils se déplaçaient en bande toute l'année durant. Ils aimaient bien s'amuser, entendre des histoires drôles, faire des farces, pratiquer le sport et s'adonner à divers jeux. Les Indiens des Plaines dépendaient uniquement des ressources naturelles de la région pour leur subsistance. Pour exploiter sa plus grande richesse, soit les troupeaux de bisons et d'antilopes, ils devaient parcourir la prairie et y établir un peu partout des campements temporaires de tentes de peau. Pendant l'été, quand les bisons formaient d'énormes troupeaux sur les pâturages les plus riches, les Indiens se réunissaient en nombreux groupes et leur faisaient une chasse concertée. Mais quand venaient l'automne et l'hiver et que les herbages devenaient plus rares et moins nourrissants, les bisons se dispersaient et formaient de plus petits troupeaux. Les Indiens suivaient leur exemple et ils se dirigeaient par petites bandes vers leurs régions habituelles où ils retrouvaient leur campement et leur terrain de chasse favoris. Les Indiens utilisaient presque toutes les parties du bison, qui leur procuraient bien plus que de la nourriture. La peau pouvait servir d'épaisse couverture pour l'hiver si on l'apprêtait sans en retirer la fourrure. Une fois qu'on l'avait amincie et qu'on en avait ôté le poil, on l'utilisait pour faire des chemises, des jambières, des mocassins, des couvertures de tentes et des sacs. Le cuir vert, solide et raide, servait à faire boucliers, des grandes caisses d'emballage et des semelles de mocassins. Coupé en lanières, il devenait une corde solide. Les Indiens se servaient du poil du bison pour rembourrer les coussins et les selles et pour décorer les vêtements, les boucliers et les carquois. Les tendons du dos donnaient du fil et de la ficelle tandis que les sabots donnaient de la colle. On ramollissait les cornes en les faisant bouillir, puis on y taillait des cuillers et des louches. Avec les os, on faisait des outils pour apprêter les peaux. Il y avait souvent des périodes où le bison était difficile à trouver ou à abattre. En prévision des famines, les Indiens des Plaines préparaient du pemmican. Ils coupaient de minces tranches de viande qu'ils faisaient sécher au soleil sur des cadres de bois. Une fois que la viande était sèche, ils la faisaient légèrement rôtir, la pilaient, la mêlaient à de la graisse et l'emballaient dans des grands sacs qu'ils scellaient avec du suif. Le meilleur pemmican était fait de morceaux de choix écrasés et mêlés à de la graisse de moelle et à des baies. L'arrivée du cheval facilita énormément la chasse au bison et procura aux Indiens une abondance de nourriture et de loisirs, ainsi qu'une forme de biens personnels. Le cheval de chasse au bison était le bien le plus précieux de l'Indien, qui partait ordinairement pour la chasse sur un cheval ordinaire, en menant son cheval de chasse par la bride. Les Postes canadiennes émettront quatre timbres en l'honneur des Indiens des Plaines. Les deux premiers reproduisent une photographie d'objets façonnés par les Indiens des Plaines et une gravure intitulée «La chasse au bison», de Georges Catlin, artiste qui voyagea un peu partout en Amérique du Nord. Les objets façonnés qui figurent sur la photographie sont, de gauche à droite, un casse-tête, une coiffure de plumes, une selle de femme, une sacoche emperlée, un mocassin, un crâne de bison orné, un sac en «parflèche» et un calumet ou une pipe. M. Ray Webber, de Toronto, a photographié les objets avec la collaboration du Royal Ontario Museum et du Musée national de l'homme. M. Georges Beaupré, de Montréal, s'est occupé de la maquette du timbre et de la typographie.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1972.

Origine du visuel

Conçu par Georges Beaupré
D'après une photographie de Ray Webber

Présentement sur Ebay

Note

Les valeurs affichées dans cette page sont en dollar canadien.