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Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968 - Timbre du Canada

Henri Bourassa, 1868-1952 1968 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 24 350 000
  • Date d'émission : 4 septembre 1968
  • Imprimeur : Canadian Bank Note Company, Limited
  • Dentelure : 12
  • Scott : #485

Valeur des timbres Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968

La valeur d'un timbre de Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968 varie en fonction de sa rareté, son état de conservation, de l'offre et la demande ansi que de plusieurs autres facteurs. Les valeurs affichées dans cette section sont basées sur le marché, les tendances, les enchères et les publications reconnues. Cette section regroupe également des informations concernant les caractéristiques et les erreurs et variétés.

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Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968 0.03 $ 0.06 $ 0.09 $ 1.30 $
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Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968 0.03 $ 0.05 $ 0.09 $
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Henri Bourassa, 1868-1952 - 5 cents 1968 0.05 $ 0.10 $ 0.18 $

Description

L'oeuvre accomplie par Henri Bourassa, personnalité des plus remarquables parmi les intellectuels du Canada, est rappelée par ce timbre qui marque le 100e anniversaire de sa naissance. Bourassa est né à Montréal le 1er septembre 1868. Il a peut-être été le premier homme politique de quelque éminence à se déclarer ouvertement en faveur de l'établissement du Canada comme nation entièrement indépendante sous l'égide de la Couronne. Bien que sa langue maternelle fût le français, il avait une maîtrise parfaite de l'anglais, et la facilité qu'il avait à se servir des deux langues l'aida à rédiger, dans l'une comme dans l'autre, de nombreux livres et brochures où il soutenait avec ardeur ses idées politiques. Orateur véhément, on estime qu'il est parvenu au faîte de sa puissance dans les premières années du XXe siècle. La force magnétique qui émanait de sa personne et la connaissance parfaite qu'il avait des sujets qu'il traitait captivaient des heures durant l'attention de milliers d'auditeurs.

On a dit de Bourassa qu'il n'aurait jamais pu s'adapter au rôle de chef d'un parti politique, pour la simple raison qu'il aurait sacrifié les intérêts du pouvoir et même du parti à ses principes personnels. L'éveil des croyances politiques passionnées de Bourassa eut lieu tandis qu'il terminait ses études à l'âge de 17 ans. Il avait quitté Montréal pour gérer des terres héritées de ses ancêtres, de la famille des Papineau; le domaine était situé à Montebello, près de la frontière entre le Québec et l'Ontario, à mi-chemin entre Montréal et Ottawa, localité dont il devait devenir maire à l'âge de 21 ans. Il entra aux Communes, à Ottawa, à titre de représentant de cette même région en 1896. Il démissiona en 1899, mais fut aussitôt réélu par acclamation. En 1907, il se retira de nouveau de la scène fédérale pour disputer un siège à une élection provinciale. Défait une première fois, il fut victorieux aux élections de l'année suivante. En 1925, il fit sa réapparition sur la scène fédérale et pendant dix ans il fut député de Labelle. Journaliste éminent et prolifique, Bourassa a légué à son pays le journal montréalais de grande réputation, Le Devoir, qu'il avait fondé en 1910.

Son rôle personnel dans les années qui suivirent a été celui de copropriétaire et de rédacteur en chef. Le Devoir était au début un journal réservé à l'élite intellectuelle; c'est cependant grâce à elle qu'il a conquis une place prépondérante dans les annales du journalisme canadien d'expression française. Toujours dans ce même domaine, Bourassa avait auparavant collaboré à la rédaction d'un autre journal de Montréal, Le Nationaliste, et il avait aussi été le rédacteur et le propriétaire de «L'Interprète», publié à Clarence-Creek, en Ontario. Une étude de la philosophie politique de Bourassa nous permet de mieux comprendre sa propre interprétation du terme nationaliste par lequel on le désignait. Il n'approuvait pas le concept d'une province française, avec à l'opposé des provinces anglaises dans le restant du pays. Il nourrissait l'espoir que des éléments d'expression française répartis un peu partout au Canada donneraient naissance à des zones où s'épanouiraient leur culture et leur langue. Il envisageait que la création de telles zones dans l'Ouest du Canada favoriserait l'essor d'une double mentalité, qui unifierait le pays d'un océan à l'autre. Les historiens nous donnent maints exemples de l'amour de la polémique, des réactions inattendues et parfois même des contradictions qu'on pouvait observer en cet homme. Ce n'est pas sans quelque amertume, dit-on, qu'il aurait empêché l'envoi d'un message de condoléances à l'occasion du décès du premier premier ministre du Canada; il devait, cependant, plus tard exprimer l'opinion que ce même premier ministre était «le seul homme d'état aux visées vraiment nationales» du Canada. Sa mort survint le 31 août 1952, la veille de son 84e anniversaire de naissance.

Origine du visuel

Conçu par Harvey Thomas Prosser
Gravé par Yves Baril

Note

Les valeurs affichées dans cette page sont en dollar canadien.