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Bicentenaire des États-Unis, Benjamin Franklin - 10 cents 1976 - Timbre du Canada

Bicentenaire des États-Unis, Benjamin Franklin 1976 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 18 500 000
  • Date d'émission : 1 juin 1976
  • Imprimeur : British American Bank Note Company
  • Dentelure : 13
  • Scott : #691

Description

À l'occasion du bicentenaire des États-Unis, les Postes canadiennes et le service postal des États-Unis émettront simultanément des timbres portant le même dessin et représentant Benjamin Franklin, qui fut ministre des Postes de l'Amérique du Nord britannique et l'un des pères fondateurs des États-Unis. Benjamin Franklin a contribué à la mise sur pied du réseau postal canadien en établissant des bureaux de poste à Montréal, à Trois-Rivières et à Québec. Le réseau postal empruntait la route qui existait entre Montréal et Québec et sur laquelle on avait déjà installé des relais de poste tous les neuf milles. Il a créé aussi un service de courrier entre Montréal et New York. Ce service passait par le lac Champlain et la rivière Hudson; il était bimensuel en été, mensuel en hiver, et reliait le Canada au service de paquebots-poste entre New York et l'Angleterre. En fait, jusqu'en 1788, toutes les lettres déposées au Canada central à destination de Halifax passaient par New York. Les deux nouveaux timbres, dont le dessin et la gravure sont identiques, ne se distingueront que par la couleur, la typographie et le mode d'impression. La vignette canadienne sera produite par les procédés de la gravure et de la gravure sur acier, tandis que l'américaine sera imprimée par les procédés de la gravure sur acier et de la lithographie. Il s'agit de la première émission conjointe du Canada et des États-Unis depuis les timbres de 1959 consacrés à la Voie maritime du Saint-Laurent. Benjamin Franklin est né à Boston, en 1706. Son père craignait qu'il ne voulût prendre la mer; il en fit donc un apprenti-imprimeur dès l'âge de douze ans. Lorsque Franklin eut dix-sept ans, il abandonna l'apprentissage et alla s'installer à Philadelphie où il finit par ouvrir son propre atelier. Homme d'affaires débrouillard, il assura sa sécurité financière et, en 1748, prit sa retraite pour s'adonner à d'autres activités. Franklin n'était pas qu'un homme d'affaires; il était également un sportif émérite, un écrivain de talent et un homme de sciences renommé. Franklin entrevit peut-être d'abord le Canada comme une menace militaire. Il pressa les colons anglais de s'armer contre les Français et engagea £20,000 de sa fortune personnelle dans la lutte pour écraser la menace qui planait au Nord. Peu après, la Grande-Bretagne conquit le Canada et Franklin s'y rendit alors à titre de ministre des Postes de l'Amérique du Nord britannique. Il y établit des bureaux de poste et le service de courrier Montréal-New York. Au cours des quelques années qui suivirent, Franklin mentionna rarement le Canada, bien qu'il ridiculisât l'ignorance manifeste à l'égard de l'Amérique du Nord en racontant aux journaux anglais que des baleines affamées poursuivaient la morue de l'Atlantique jusqu'aux chutes du Niagara. Il ajouta même que «le saut grandiose des baleines lorsqu'elles remontent les chutes à la poursuite de leur proie est, de l'avis de ceux qui l'ont vu, un des plus beaux spectacles de la nature». Lorsque la guerre d'indépendance américaine éclata, Franklin prit le parti des révolutionnaires. Ils avaient pris Montréal et assiégeaient Québec. Au début de 1776, le Congrès dépêcha Franklin au Nord pour prêcher l'évangile de la liberté. Mais Franklin n'était à Montréal que depuis quelques jours quand la flotte anglaise mouilla devant Québec. Les Américains battirent en retraite et Franklin dut partir. Le Congrès l'envoya ensuite à Paris. Il se rendit pourtant à destination sain et sauf et sut utiliser sa popularité et son prestige immenses pour gagner la France à la cause révolutionnaire. Franklin participa aux négociations de paix; il suggéra même, à un moment, que la Grande-Bretagne remette le Canada aux États-Unis. Après la guerre, il retourna à Philadelphie où il mourut en 1790. M. Bernard Reilander, d'Ottawa, a dessiné le timbre consacré au bicentenaire des États-Unis. Ce timbre reproduit un portrait de Franklin, en brun, sur une carte de fond bleue et ocre. Le portrait a été réalisé d'après un buste en marbre, oeuvre d'un sculpteur italien inconnu, qui s'inspira lui-même d'un buste en terre cuite de Franklin, réalisé en 1777 par le sculpteur français Jean-Jacques Caffiéri. L'arrière-plan est la reproduction d'une ancienne carte gravée de l'Amérique du Nord britannique qui fut publiée en 1776 par R. Sayer et J. Bennett, à Londres. Les endroits indiqués sur la carte revêtent tous une grande importance dans l'histoire des débuts du service postal en Amérique du Nord; on retrouve les trois bureaux de poste canadiens établis par Franklin. Le United States Bureau of Engraving and Printing a réalisé la plaque maîtresse du portrait de Franklin et des noms d'endroit, à partir du dessin original.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1976.

Origine du visuel

Conçu par Bernard N.J. Reilander
Portrait gravé par Joseph S. Creamer Jr.
D'après une sculpture de Jean-Jacques Caffiéri
D'après une carte de Robert Sayer
D'après une carte de John Bennett

Oeuvre original

Jean-Jacques Caffiéri, « Franklin », 1777
Peabody Institute, Johns Hopkins University, Baltimore, États-Unis

Note

Les valeurs affichées dans cette page sont en dollar canadien.