Philacanada - Alphonse Desjardins, 1854-1920 - 8 cents 1975 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Alphonse Desjardins, 1854-1920 - 8 cents 1975 - Timbre du Canada

Alphonse Desjardins, 1854-1920 1975 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 15 500 000
  • Date d'émission : 30 mai 1975
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 12.5 x 12
  • Scott : #661

Description

Alphonse Desjardins naquit en 1854; il était issu d'une famille pauvre. Jeune homme, il fit partie d'une expédition au Manitoba durant le premier soulèvement fomenté par Riel. En 1871, il se dirigea vers le journalisme; par la suite, de son propre chef, il commence à transcrire et à publier les débats du Parlement de Québec. On lui interdit de prendre des notes en 1890, car, à ce qu'on dit, il refuse de modifier la transcription de remarques indiscrètes qu'avait faites un homme politique influent. Alphonse Desjardins fonda alors un journal éphémère. De 1892 à 1917, il travailla comme reporter pour le Hansard, à Ottawa. M. Desjardins avait connu la pauvreté dans son jeune âge; il voulait donc aider les pauvres. En 1897, il écouta un débat sur le prêt à taux usuraire à la Chambre des communes. Les révélations qu'il entendit le bouleversèrent; il fut surtout frappé par le cas d'une personne qui dut payer $5,000 d'intérêts sur un prêt de $150. Alphonse Desjardins décida alors que les coopératives de crédit pourraient résoudre ce problème et il passa les années qui suivirent à correspondre avec des experts d'Europe et à faire des recherches. En 1900, il fonda la première coopérative de crédit d'Amérique du Nord à Lévis (Québec). Il s'était fixé pour but d'aider les classes très modestes; la coopérative devait être une force morale et éducative qui combattrait l'individualisme, le manque de prévoyance, le mépris pour les petites épargnes et le goût exagéré du luxe. En adhérant à l'organisation, en obtenant un prêt et en le remboursant, le pauvre pourrait acquérir «honnêteté, zèle, bonne conduite et l'habitude de l'épargne». Alphonse Desjardins espérait que la succursale de Lévis et celles qui s'ouvrirent par la suite amélioreraient le domaine de l'agriculture, en gardant l'argent dans les régions rurales; il caressait aussi le rêve de rendre les Canadiens français indépendants des autres groupes ethniques sur le plan économique. Il comptait y parvenir en insistant sur le contrôle local et démocratique des coopératives de crédit et en s'efforçant de dominer le capital, et non pas de se laisser dominer par lui. A partir de 1900, tout en conservant son emploi à Ottawa, Alphonse Desjardins consacra le plus de temps qu'il pouvait à ses projets. Sa femme s'occupait de la succursale de Lévis en l'absence de son époux. Il mourut en 1920. Design & Communication a dessiné le timbre consacré à Alphonse Desjardins.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1975.

Origine du visuel

Conçu par Design & Communication

Note

Les valeurs affichées dans cette page sont en dollar canadien.